L'article de presse:
Il avait exposé pour la première fois à Bondues. Depuis 5 ans, Amaury Dubois, jeune peintre de Lille, a parcouru un sacré bout de chemin. En octobre, il fera partie de 900 artistes de tous horizons et de tous continents pour le 340e salon des artistes français au parc Floral de Paris.
Avant de participer à « pupitre et chevalet » en 2000 à Bondues, « J’avais peur d’exposer », sourit Amaury. Il avait tout juste 20 ans quand il s’est jeté dans l’arène et « les échos que j’ai eus m’ont beaucoup rassuré. Vu mon âge, je peux rester à côté de mes toiles en passant incognito et j’écoute. Souvent, les gens ne pensent pas que ça peut être moi…La plupart du temps, ils sont bluffés. » Pourtant, cette peinture mature, fluide et colorée est bien la sienne. Une passion de toujours qui l’occupe à plein temps depuis 5 ans. Débutée en autodidacte, elle a aujourd’hui son propre style. Du « courbisme ». « Je m’inspire des formes naturelles (végétales, aquatiques…) la nature a un don pour créer de belles choses. Je n’ai pas la prétention d’arriver à sa dimension, mais disons que c’est un hommage. »
Un bel hommage apparemment, puisqu’Amaury vient d’être sélectionné pour la seconde fois au salon des Artistes Français à Vincennes Paris. En compétition avec des milliers d’artistes peintre, il fait donc partie des 900 reçus au concours avec sa peinture « le dernier rouge ». Un feu d’artifice de formes et de couleurs qui est en fait une allégorie de la guerre froide.
« Comme celui-ci, tous mes tableaux ont une histoire. Le but est de ne pas imposer ma vision mais de faire rêver ou réfléchir. Il faut un dialogue avec la personne qui regarde, que la peinture garde une part de mystère…C’est un peu comme une fleur qui doit s’ouvrir. »
C’est sans doute ce qui a conquis le jury du concours qui, pour sélectionner, n’a qu’un nom et une diapositive. Sans connaître l’âge de l’artiste peintre. « Je fais partie des plus jeunes, confirme Amaury. En général, un jeune peintre a 40 ans, alors que moi, je suis au stade du fœtus ! Un fœtus qui remue beaucoup… » En 5 ans, sa jeune carrière a en effet été bien remplie, entre des expositions et des salons entre Berlin, Paris, La Belgique et la Métropole Lilloise où il est exposé dans plusieurs galeries. En janvier, il soumettra 35 de ses toiles dans « un autre lieu magique » : L’Hermitage Gantois.
Paris ou Lille sont juste les prochaines étapes de la route de la gloire.



