PRESSE
Amaury DUBOIS sait ce qu'il veut : « J'y pensais depuis deux ans mais j'ai franchi le pas il y a trois mois. La peinture, j'ai l'intention d'en faire ma vie », explique ce jeune artiste de 21 ans, formé à la pub à Saint Luc mais autodidacte par conviction.
Après une première exposition personnelle à Sait Amand, il présente ses œuvres aux cimaises de Courant d'Art à Lille et projette déjà l'image d'un peintre mature ayant trouvé sa ligne.
« Je marche comme une éponge, dit-il. Tous mes tableaux sont très personnels. On pourrait même dire que chacun d'entres eux correspond à un état d'esprit, des préoccupations. Ils sont le prolongement de sentiments ressentis un jour précis. » Son style est venu à force de travail. «Je n'arrête pas, le jour, la nuit, je ne peux pas laisser une toile blanche. Il y a un côté curatif dans cette façon d'exprimer des angoisses, des peurs. C'est un moyen de se vider des mauvaises ondes ».
On lui trouvera sans doute des racines dans un surréalisme mâtiné de cubisme mais Amaury Dubois parle de « courbisme ». Parce qu'il n'y a rien de droit dans la réalité. Parce qu'il a pris le parti de détruire les droites. Parce que les révoltes ne supportent pas la rectitude. Parce que son style s'est nourri d'une passion pour tout ce qui est fluide, liquide, aqueux.
Dans le même temps, il habille ses angoisses de couleurs flatteuses, donnant à ses peintures plusieurs niveaux de lecture.
Apparence contre réalité, superficialité contre profondeur.
C.Bd'H
La voix du Nord










